jeudi 31 mars 2016

Merci pour vos commentaires

nous les lisons tous avec grand intérêt et ça nous garde tout près de vous pendant cette absence.
Bisous
Gigi et Dan

Les volcans vus d'en haut


Ma version des lacs d'émeraudes se passe bien au dessus des volcans.
Depuis le début du voyage, Daniel me prie de l'accompagner dans son grand rêve vers les lacs d'émeraudes.  J'avoue que j'y ai pensé, que j'ai apporté des bâtons de marche, des protèges genoux.  C'est en faisant une grande marche au mont Cook, que j'ai décidé d'abandonner.  Après trois heures de marche, je n'avais plus de plaisir.  La quatrième heure était pénible physiquement alors qu'il faut environ 8 heures pour traverser le Tongariro.
J'ai donc opté pour un vol en petit cessna six places.  Après avoir reconduit Daniel à l'entrée de la piste, je me suis dirigée vers le petit, très petit aéroport où mon coucou m'attendait. 

 Comme la journée était magnifique, sans vent, et la visibilité incroyable, ce vol de 40 minutes s'est fait comme par magie.
Notre pilote passait et repassait au dessus de chacun des volcans.  Mon bonheur et mon émerveillement étaient sans borne.




J'ai pu contempler du haut des airs, un autre site fantastique du Seigneur des Anneaux, le Mordor.  Les fans le reconnaîtront.  









J'ai pris plusieurs photos de la piste que Daniel empruntait au même moment.  Je l'imaginais tout heureux, sifflant presque.





En fin d'après-midi, je me suis rendue au point d'arrivée des courageux marcheurs.  Je décide d'aller à  la rencontre de mon champion.  Évidemment comme j'étais à contresens,  je les voyais tous arriver, et dans tous les états possibles.  Presque tous étaient épuisés.  Je me faisais demander constamment combien de temps il fallait pour arriver à la fin.  Quand je leur disais UNE HEURE, je voyais bien leur déception.
J'ai donc décidé de retourner à l'arrivée, parce que je ne voulais pas dire à Dan qu'il avait encore une heure de marche.
Alors j'attends.  20 minutes plus tard, je le vois arriver, mais son visage exprimait de la souffrance, plus que de la joie.  Il a de la difficulté à mettre un pied devant l'autre.  (Ce sourire, c'est juste pour la photo!)
Deux jours plus tard, il marche presque normalement, rassurez-vous.


mercredi 30 mars 2016

Les lacs d'émeraudes

Pour certains c'est le mont Mera ou l'Everest, pour moi la montagne qui fait rêver s'appelle Tongariro. Depuis que j'ai vu les images des lacs d'émeraudes, je rêve de faire ce trek, un des 9 grands treks de Nouvelles-Zélande. Le seul qui peut se faire en une journée, sans permis et sans équipement spécialisé.


Mais faire ce trek n'est pas une randonnée de plaisir. 19,4 km à parcourir. 3 grands volcans de 2800 mètres dont le fameux Mount Doom du Seigneur des Anneaux. Il faut se préparer mentalement et physiquement pour affronter ces géants. Certains  marcheurs plus téméraires y ont récemment laissé leur peau.
Mais voilà, il pleut . Cela fait une semaine qu'on tourne autour en attendant la fenêtre météo parfaite. Quand finalement je l'aperçois, je suis à la fois heureux et inquiet.  Comme il est gros le bougre.




Gigi, la sage ne partage pas mon enthousiasme. Elle opte pour la voie des airs. Elle se paye une folie et va survoler le site pendant que le mari se fait aller le mollet. C'est donc seul que j'entre dans mon rêve. Seul, façon de parler. 80 000 personnes par année vont voir les lacs d'émeraudes.



La journée est parfaite. Il fait grand beau comme diraien les Suisses. Le sac à dos est rempli, les cartes photos vides et les batteries pleines. Je suis tout heureux de vivre cette aventure.  Il y a des jeunes, des gens plus âgés, des sportifs, des obèses et moi.




Rapidement on change de planète. Le décor devient minéral. La végétation a du mal à s'implanter. Nous sommes au royaume des volcans et des lacs de souffre. J'ai l'impression de remonter le temps à une époque préhistorique.












Nous traversons de grandes pleines.  Au loin je découvre des silhouettes humaines qui m'indiquent le passage. Ayoye.







Dans l'euphorie, je n'entends pas cette petite douleur lancinante . C'est comme un stop que me crie mon genou droit. Le paysage est trop beau .Je persiste et j'avance. Je suis à mi-chemin et cette fois j'ai entendu le cri. Trop tard le genou droit a claqué. Par chance, j'ai un bâton de marche pour m'appuyer. Plus que 10 km.




La douleur disparaît complètement lorsqu'au passage d'une crête j'aperçois les fameux lacs d'émeraudes. Ils sont aussi beaux que dans mon rêve. C'est autour de ces lacs que j'arrête finalement pour le lunch.















Mais voilà il faut poursuivre la route. Je me remets en marche et je découvre que j'ai trop sollicité mon  genou gauche qui commence lui aussi à défaillir. Je panique, il me reste 8 km à faire et je n'ai plu de genoux. Chaque pas est un supplice . J'avance à la vitesse de l'escargot. Je me fais dépasser par tous ces jeunes corps fringuants. Même des personnes plus âgées me dépassent.  Je viens de prendre un sacré coup de vieux.






Finalement après 8 heures de montées et de descentes, j'aperçois un mirage. Gigi est venue à ma rencontre elle m'attend et s'inquiète.  Je suis finalement arrivé. Mes genoux sont enflés.  Pour la première fois de ma vie je n'ai pas le contrôle de mes jambes. Je vais mettre 2 jours et beaucoup d'Advil pour marcher normalement.

Nous partons de National Park je me retourne une dernière fois sur mon rêve. Je n'ai plus mal. Comme elle est belle cette montagne et ses lacs d'émeraudes.


dimanche 27 mars 2016

Pâques sur un volcan

Les Anglais l'appellent Egmont, le nom que lui a donné James Cook, mais les Maoris l'ont toujours appelée Taranaki, la montagne sacrée. Ce volcan à la forme conique parfaite surgit des plaines et peut être aperçu à des kilomètres à la ronde.



Mais le géant est pudique et se laisse désirer. Plus on approchait plus il se drapait d'un épais manteau de nuages.



Certains marcheurs plus courageux peuvent monter au sommet mais c'est toute une aventure. 6 heures d'ascension, 3 heures de descente. J'ai opté pour le planc B plus modeste. Une randonnée magique de 2 heures à la découverte de la végétation subtropicale qui se déploie sur ses flancs. J'ai l'impression de me promener dans un parc jurassique. Toutes les branches sont recouvertes de mousses et de fougères.












Ce n'est que sur le chemin du retour qu'on a enfin pu voir Taranaqui sans ses oripeaux 



C'est un fête de Pâques inoubliable et comme on a pas vu de lapin dans notre forêt on vous offre une grenouille de Pâques.




Forgotten World Highway

Nous sommes dans l'Ile du nord de la Nouvelle-Zélande.  On nous a dit de faire cette route, perdue dans les montagnes, à un point tel qu'il est difficile de la trouver sur les cartes.  A l'entrée de la route, il est inscrit:  The road is open!  Inquiétant.  Ok, on fonce.


Ça se fait à  vitesse réduite.  A chaque virage, (et il y en a beaucoup) nous sommes  émerveillés par la nature.  Une fée a décidé de prendre une partie de la terre et de la plisser vers le haut.  Certaines parties de la planète ont une couleur.  Ici, la planète est verte, verte, et verte. 99 tons de vert.
Et le brouillard vient y ajouter une touche de mystère.







































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Une route qui devait se faire en 2 heures, nous en a pris 6.