dimanche 31 janvier 2016
LES GENS QUE L'ON CROISE
L'âge d'or vélo. Rencontrés sur les plus hauts sommets de l'Inde du Sud, un groupe de CANADIANS à vélo. Quatre femmes, un homme et leur guide. Le cycliste le plus jeune a 63 ans et le plus âgé a 73. Ils faisaient une petite halte repos avant d'entreprendre le dernier col. Les Indiens étaient étonnés de les voir et s'arrêtaient pour les photographier. Nous aussi d'ailleurs. Chapeau mesdames et monsieur, vous êtes un exemple de vitalité.
samedi 30 janvier 2016
CHANCE DE BOSSU
Voir un animal sauvage dans son habitat naturel est toujours un moment de grâce. Mais les animaux, on le sait, ne sont pas particulièrement friands des touristes. Les épier, ne serait-ce que quelques secondes, relève de l'exploit.

Nous sommes au parc national de Periyar, la plus grande réserve de tigres et d'éléphants sauvages de l'Inde. Aux portes du parc, les agences de safari pullulent et nous attendent avec leurs gros jeeps 4x4. Il faut sortir beaucoup de roupies pour voir les animaux ici. Et plus souvent qu'autrement, les photographes reviennent bredouille de leur expédition dans la brousse. Nous, on a souvent une chance de bossu. Nous ne sommes pas allés dans le parc mais voici ce qu'on a vu sur la route. Un gros mâle sort de la forêt en éclaireur.
Il monte la garde et invite le reste du clan à le suivre. Bientôt la route est complètement envahie par des éléphants. Un spectacle digne d'un safari africain et complètement gratuit.
vendredi 29 janvier 2016
ÎLE MONROE

Non seulement il est mentionné sur ce prestigieux et populaire site de voyage, mais il est l'activité numéro UN suggérée dans la région de Kollam. Ici, on parle des Backwaters. Vajesh a décidé de créer une petite entreprise, il amène les touristes dans des pirogues en fin de journée ou très tôt le matin pour voir les oiseaux, le lever ou le coucher du soleil, la petite vie de ses voisins qui habitent le long des centaines de canaux plus ou moins grands.


Un endroit calme, où il n'y a que des villageois, leurs enfants et une toute petite poignée de touristes, nous !
Toute la famille participe : sa mère et sa sœur s'occupent des clients, de la réception, de la cuisine (d'ailleurs les repas sont succulents) etc.
Vajesh et son père nous amènent dans les canaux et nous parlent des différentes plantes, arbres, fruits et tout ce qui fait partie de leur environnement immédiat.
Bemelon, le papa, travaillait à la scierie du village, un travail très dur qui lui cassait le dos. Il a quitté son emploi maintenant, et il a toujours le sourire aux lèvres, toute la famille d'ailleurs sourit tout le temps. C'est que leurs efforts ont été récompensés.
Ils ont bâti trois petits cottages pour héberger leurs invités, parce qu'on se sent vraiment comme des invités pas juste des touristes qui crachent des roupies. Il y a 13 ans, pratiquement aucun touriste ne venait ici. L'île Monroe était quasiment inconnue.
Ce qui est formidable dans cette histoire c'est que Vajesh n'a que 24 ans. Il avait seulement 11 ans quand il a persuadé toute la famille d'embarquer dans ce beau bateau ou dans cette belle pirogue.
Maintenant tous les voisins en profitent parce quand il n'y a plus assez de place chez lui pour dormir, on va dormir chez le voisin !
jeudi 28 janvier 2016
Les gens que l'on croise, Hypo et Flavio
Ils sont beaux, ils sont jeunes et ils étaient dans notre pirogue. Hypo et Flavio sont Italiens et
habitent Melbourne. Ils arrivent du Népal et commencent un voyage en Inde. A priori nous sommes très différents. Presque deux générations nous séparent, moi avec mes cheveux gris, elle avec ses tatouages et lui ses dreadlocks. Mais très vite le courant passe, nous sommes de la même tribu. Nous appartenons au clan des voyageurs. Là autour de la table la discussion s'anime. Les récits se bousculent. Chaque anecdote en réveille une autre. Le temps file mais nous voulons prolonger le plaisir. Merci Flavio et Hypo d'être monté dans notre pirogue.
habitent Melbourne. Ils arrivent du Népal et commencent un voyage en Inde. A priori nous sommes très différents. Presque deux générations nous séparent, moi avec mes cheveux gris, elle avec ses tatouages et lui ses dreadlocks. Mais très vite le courant passe, nous sommes de la même tribu. Nous appartenons au clan des voyageurs. Là autour de la table la discussion s'anime. Les récits se bousculent. Chaque anecdote en réveille une autre. Le temps file mais nous voulons prolonger le plaisir. Merci Flavio et Hypo d'être monté dans notre pirogue.
mercredi 27 janvier 2016
KATHAKALI
On vient à Kochin pour deux choses: les filets de pêche chinois
Vous savez ce que c'est?
À l'entrée du théâtre on nous a remis un petit dépliant. Je ne vais donc pas composer un texte puisqu'il le décrit très bien :
Le soleil de soirée disparaît lentement sur l'horizon occidental, et des formes divines émergent de la Mer Arabique. Elles flottent, hurlent, aiment, combattent et pleurent dans une forme d'art qui est plus raffinée et plus colorée que n'importe quel autre art du spectacle dans le monde. Le Kathakali, la danse majestueuse du Kerala.
Avec plus de quatre cents ans d'histoire, Kathakali signifie littéralement histoire jouée .
Le maquillage Kathakali est la métamorphose lente des mortels dans les déités et les démons immortelles.
Employant des pigments naturels, les acteurs se transforment en êtres mythiques étape par étape.

C'est tout à fait ça. C'est une véritable danse du visage. On nous a clairement montré avant le spectacle principal, les neufs expressions de base du visage: amour, mépris, drame, colère, peur, bravoure, dégoût, paix et émerveillement.
Une façon inhabituelle de bouger les yeux mais aussi chaque petit muscle du visage pour donner une impression bien claire de l'humeur ou du sentiment.
Il y a aussi un langage des mains, un alphabet en langue Kathakali.
Il y a aussi un langage des mains, un alphabet en langue Kathakali.

Le maître de cérémonie nous résume ensuite l'histoire à venir.
...le fils du roi du Paradis est assis dans le jardin...soudain, une jolie femme d'humeur romantique s'approche doucement. Il se regardent, et le jeune homme apprécie sa beauté.
Il lui pose alors la question: venez vous du paradis? Elle confirme, puis elle lui demande de l'épouser et de goûter ensemble le nectar de la vie. Elle lui fait part de son vif désir charnel.

Ça se termine mal! En fait la belle jeune fille est un démon déguisé. Le jeune homme furieux la defigure et la jette hors du paradis.
La morale de cette histoire: quel que soit les circonstances, le mal est toujours puni???
Qu'en pensez vous?
Nous on a bien aimé.
Nous on a bien aimé.
lundi 25 janvier 2016
Réponse à la devinette numéro 3.
Certains de nos fidèles lecteurs y sont presque arrivés, mais il manquait une précision importante.
Depuis des centaines d'années les cultivateurs utilisent leurs précieuses vaches pour battre le grain. Le problème, c'est long et fastidieux.
Il faut que la vache marche sur chaque épi pour libérer les graines, ce qui peut lui prendre plusieurs heures. La récolte est souvent souillée par les déjections des vaches.

La façon moderne de faire c'est de mettre les gerbes de riz ou de légumineuses directement sur la route. C'est en roulant que les camions, tracteurs, voitures battent le grain.
Après plusieurs passages le cultivateur ramasse la récolte avec un balai.
Pour enlever les imperfections des femmes font tomber la récolte au sol et voilà le grain est battu sans avoir utilisé les fameuses vaches.
dimanche 24 janvier 2016
CHAI, la suite
Vous aurez compris, qu'ici en Inde, un thé se dit chai. Nous avons visité une usine de transformation de thé près de Munnar. La seule ouverte au public. C'est la première et la plus grande coopérative en Inde. Elle compte 12500 employés, tous actionnaires depuis 2005.

Le processus de transformation du thé est assez simple: 4 coupes de plus en plus fines, puis un séchage et voilà, votre thé est prêt à être infusé.
Le résultat final: une poudre de thé, et c'est délicieux.

Le processus de transformation du thé est assez simple: 4 coupes de plus en plus fines, puis un séchage et voilà, votre thé est prêt à être infusé.
Le résultat final: une poudre de thé, et c'est délicieux.
samedi 23 janvier 2016
CHAI
Dans les montagnes de Munnar, une véritable mosaïque de verdure s'offre à nous. La culture du thé se pratique ici depuis 1878.



Les plantations de Munnar sont parmi les plus hautes de l'Inde.
La cueillette s'effectue à la main. On cueille seulement les jeunes feuilles du dessus de l'arbuste. Elles sont beaucoup plus pâles que les autres, plus goûteuses, plus raffinées.

C'est un travail très exigeant, fait autant par des hommes que par des femmes. Ils travaillent tous sur les escarpements de la montagne, pendant de longues heures, au soleil et quand une poche de thé est pleine, il faut aller la porter à la pesée, soit de 4 à 5 fois par jour. Chaque poche pèse en moyenne 25 kg.
Tout le monde porte un manteau en toile très épaisse, pour les protéger, car les branches des arbustes sont dures et écorchent la peau.
Fffffffffff...le vent souffle et nous sommes rapidement dans les nuages. Ça rend le paysage un peu mystérieux.
Chai à suivre ...
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