mercredi 27 janvier 2016

KATHAKALI

On vient à Kochin pour deux choses: les filets de pêche chinois


et le Kathakali.

 Vous savez ce que c'est?
  À l'entrée du théâtre on nous a remis un petit dépliant.  Je ne vais donc pas composer un texte puisqu'il le décrit très bien :


Le soleil de soirée disparaît lentement sur l'horizon occidental, et des formes divines émergent de la Mer Arabique.  Elles flottent, hurlent, aiment, combattent et pleurent dans une forme d'art qui est plus raffinée et plus colorée que n'importe quel autre art du spectacle dans le monde.  Le Kathakali, la danse majestueuse du Kerala.
Avec plus de quatre cents ans d'histoire, Kathakali signifie littéralement histoire jouée . 

Personnages des épopées indiennes avec des visages peints et de splendides costumes dansent l'histoire accompagnées d'un percussionniste.  Un art fortement stylisé, le Kathakali est une expérience ethétique profondément émouvante et immensément cathartique.  On dit que les personnages représentent l'existence en trois mondes: des dieux, des démons et des humains.
Le maquillage Kathakali est la métamorphose lente des mortels dans les déités et les démons immortelles.
Employant des pigments naturels, les acteurs se transforment en êtres mythiques étape par étape. 



C'est tout à fait ça.  C'est une véritable danse du visage.  On nous a clairement montré avant le spectacle principal, les neufs expressions de base du visage: amour, mépris, drame, colère, peur, bravoure, dégoût, paix et émerveillement.  

Une façon inhabituelle de bouger les yeux mais aussi chaque petit muscle du visage pour donner une impression bien claire de l'humeur ou du sentiment.
Il y a aussi un langage des mains, un alphabet en langue Kathakali.


Le maître de cérémonie nous résume ensuite l'histoire à venir.

...le fils du roi du Paradis est assis dans le jardin...soudain, une jolie femme d'humeur romantique s'approche doucement. Il se regardent, et le jeune homme apprécie sa beauté. 

Il lui pose alors la question:  venez vous du paradis? Elle confirme, puis elle lui demande de l'épouser et de goûter ensemble le nectar de la vie.  Elle lui fait part de son vif désir charnel.

Ça se termine mal! En fait la belle jeune fille est un démon déguisé.  Le jeune homme furieux la defigure et la jette hors du paradis.
La morale de cette histoire:  quel que soit les circonstances, le mal est toujours puni???
Qu'en pensez vous?

Nous on a bien aimé.

2 commentaires:

  1. Histoire simple mais fortement symbolique. L'incarnation de la menace et du danger se trouve toujours du même bord, faut croire...
    Cependant, les superbes photos montrent bien le jeu des mimiques. Ce kathakali m'a fait penser au travail d'Ariane Mouchkine. Lors de la trilogie des Atrides, on assistait à la préparation des acteurs, mise en forme physique, maquillage et habillement. Sur scène, les acteurs agissaient ainsi avec démesure, accentuant les gestes et les expressions faciales. Ce souvenir m'est impérissable.

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  2. On pensait s'ennuyer à mort et finalement onapassé un très bon moment.

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