La vie m’a amené à faire un travail bien loin de mes passions de jeunesse. À douze ans, j’étais fascinée par les tissus de toute sorte. Ma mère travaillait dans une des plus grosses boutiques de tissus importés à Montréal. Toutes les grandes familles italiennes y venaient pour acheter des mètres et des mètres de soierie, de broderies, de dentelles, de guipure, et ce, pour des milliers de dollars. C’était une fortune à l’époque. On habillait la mariée, sa mère, des dizaines de filles d’honneur, les bouquetières, et compagnie. Et défense de toucher, il n’y avait que les employés qui pouvaient le faire.
Quand j’ai appris que Mysore était la Mecque de la production de soie en Inde, j’ai voulu voir, et la visite en valait la peine.
Cette fabrique n’est pas un décor pour touristes. C’est une industrie officielle gouvernementale. On peut suivre toutes les étapes de fabrication, du cocon jusqu’à la pièce de tissu tissée et teinte.
On commence par dérouler délicatement le long fil de soie soigneusement réalisé par le ver. Il y a plusieurs étapes ensuite pour arriver au fameux fil qui sera placé sur les métiers. Malgré la différence de langue, les employés parvenaient à nous expliquer par des gestes.
L’étape du tissage est cruciale. Le tisserand surveille constamment le travail au cas où un fil casserait. Un véritable travail de moine.
Un sari en soie, avec un seul motif simple se vend 400$ Ce ne sera pas dans mes valises au retour!!!
Quand j’ai appris que Mysore était la Mecque de la production de soie en Inde, j’ai voulu voir, et la visite en valait la peine.
Cette fabrique n’est pas un décor pour touristes. C’est une industrie officielle gouvernementale. On peut suivre toutes les étapes de fabrication, du cocon jusqu’à la pièce de tissu tissée et teinte.
On commence par dérouler délicatement le long fil de soie soigneusement réalisé par le ver. Il y a plusieurs étapes ensuite pour arriver au fameux fil qui sera placé sur les métiers. Malgré la différence de langue, les employés parvenaient à nous expliquer par des gestes.
L’étape du tissage est cruciale. Le tisserand surveille constamment le travail au cas où un fil casserait. Un véritable travail de moine.
Un sari en soie, avec un seul motif simple se vend 400$ Ce ne sera pas dans mes valises au retour!!!
Interessant, que de souvenirs reveillent en moi ton récit Ginette. Lorsque Radio-Canada était sur le boulevard Dorchester, régulièrement j'arrêtais voir une amie qui travaillait chez Marshall, à la Mezzanine. J'étais émerveillee par toutes ces merveilleuses dentelles et guipures de soie, que l'on ne pouvait toucher, c'était sacré.
RépondreSupprimerCes ateliers où l'on tisse finement ces pièces de tissus sont-ils les derniers à exercer ce savoir-faire? Peut-être sont-ils rares tout simplement à cause de leur prix. En tout cas, elles ont l'air d'un soyeux, ces pièces.
RépondreSupprimerC'était tellement fin ce tissage, et soyeux.
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