10 000 billets du Kokujikn se sont envolés depuis belle lurette. C'est qu'au Japon, le sumo est une véritable religion. Les premiers textes écrits au Japon parlent de ces combats et les anciens champions sont vénérés dans les temples shintôs comme des demi-dieux
Je suis quand même allé écornifler le jour de l'ouverture, au cas où un billet se matérialiserait par magie. À ma grande surprise les combattants du matin arrivent en métro et c'est à pied qu'ils font leur entrée au stade. Malgré leur taille imposante, ces géants en kimonos acceptent volontiers de se faire photographier avec les touristes. La plupart sont très jeunes et il y a beaucoup d'étrangers: des Bulgares, des Mongoles et même un Australien qui se présentent au stade.
Il faut savoir que le matin, ce sont les rondes préliminaires mettant à l'épreuve des recrues. Les vrais connaisseurs arrivent en fin d'après-midi. C'est là qu'arrivent les yokozunas, les 3 champions
en titre, et les ozekis, les prétendants. La coiffure des champions est différente mais c'est leur corpulence qui les démarque.
Ce sont les poids lourds, 150 kilos, des armoires à glace en sandales.
Ces combattants sont des rock stars. Les gens font la file et les acclament sur leur passage.
Le billet magique ne s'est jamais matérialisé.
Par chance la veille, j'ai pu m'approcher du dohyo, de l'arène . Pour voir de prêt ces montagnes de chair. Je me suis rendu dans un club école là où les lutteurs s'entraînent. Après une heure de métro je découvre l'endroit. Pas de doute je suis à la bonne adresse.
À l'extérieur de l'école se trouve une dizaine de rikishis, de jeunes lutteurs pratiquement nus portant uniquement leur mawashi, une sorte de bande de coton qu'ils s'enroulent autour du corps. Durant leur formation, les jeunes sont les serviteurs des seniord et comme nous les touristes, ils restent à l'extérieur pour regarder la session d'entraînement.
Dans ce club on tolère les touristes mais pas question d'approcher. Un imposant cerbère contrôle l'accès.
Il faut dire qu'a l'approche du tournoi la session de formation est intense.
L'objectif est simple sortir l'adversaire du petit cercle de terre battue. Les combattants peuvent utiliser 84 prises pour y arriver mais ce n'est pas toujours la ruse ou la force qui gagne. Parfois c'est juste très difficile de retenir une montagne qui vous roule sur le corps























Imposants sont-ils, vraiment! En quoi l'embonpoint leur sert-il? Il me semble que la force n'a rien à voir avec la masse de chair. Une question de tradition, j'imagine.
RépondreSupprimerJ'aime tes tonnes de questions. Tu aurais dû être journaliste! On s,en reparle au retour. Mais oui, la masse de chair est importante, et il y a effectivement une question de tradition et de religion. Xx
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